Logo de ce site

Accueil > Biosynergie > Héliades > Héliades N°08 > Entre terre et Ciel

Editorial

Entre terre et Ciel

jeudi 26 avril 2007

Une vieille légende hindoue raconte qu’il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent : tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher où il leur serait impossible de le retrouver.
Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.

Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : « Enterrons la divinité de l’homme dans la terre ».

Mais Brahma répondit : « Non, cela ne suffit pas car l’homme creusera et la trouvera. »

Alors les dieux répliquèrent : « Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans. »

Mais Brahma répondit à nouveau : « Non, car tôt ou tard, l’homme explorera les profondeurs de tous les océans et il est certain qu’un jour il la trouvera et la remontera à la surface. »

Alors les dieux mineurs conclurent : « Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour. »

Alors Brahma dit : « Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher. »

Depuis ce temps-là, conclut la légende, l’homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.

Après la septième parution d’Héliades consacrée à la recherche spirituelle (Agenda de Mère), et avant la neuvième qui sera synthèse, voici qu’il faut se mettre au travail pour ce huitième numéro.
Huit, chiffre de la matérialité. Et puisque notre point de rencontre est le mieux-être, ainsi se trouve désigné le CORPS.

Le corps est-il prison et limite pour l’âme ?
Est-il ce qui aliène l’homme ?
Le corps est-il sentier de l’âme, capable de la révéler ?
Le corps est-il soumis aux émotions ?
Ou est-ce lui qui les détermine ?
Le corps est-il victime de la pensée ?
Ou la raison est-elle résonance ?

Autant de questions posées que de possibles chemins pour regarder en nous et de possibles façons d’examiner notre quotidien.

Et qui sommes-nous ? Un corps, une émotion, une pensée ? Tout à la fois ou rien de tout cela ?
Qui est le premier à souffrir ? Qui est le premier dont il faut s’occuper ?
Et dans quel but ?

Quelles que soient les croyances, que le temps passé sur terre soit unique, qu’il soit une épreuve pour s’améliorer, qu’il soit un passage pour tenter de faire aboutir l’Humain, pour retrouver Dieu ou pour se libérer, le critère qui montre notre succès à vivre ce temps est l’accord entre ce qu’est notre vie (d’après notre perception) et ce que nous ressentons, pensons ou imaginons devoir être.

Ceci veut dire qu’être Homme, puisque conscience il y a, nécessite un accord entre notre action et notre conception de l’humain.
Et chacun de travailler pour que ses pulsions s’harmonisent et soient satisfaites d’une manière ou d’une autre sans déranger notre conception de l’Humain.

Soit, la tâche n’est pas simple. Nos pulsions - entendons ici pulsions au sens large de besoins - sont renommées pour être volontiers contradictoires. Notre conception de l’humain elle-même n’est certainement pas exempte de compromis et de modifications. Il faut sans cesse la redécouvrir : à notre insu elle change, selon l’expérience, le milieu, les prises de conscience. C’est, dans un sens, ce qui n’est jamais acquis.

Mais le jeu, après tout, en vaut la chandelle. Être un Homme !
Avec tout ce que nous mettons de grand sous ce terme. Pouvoir se regarder en face, être impeccable devant sa propre mort !

Sa propre mort, disparition du corps, la fin d’un certain voyage.
C’est donc le corps qui, s’il ne fait pas l’humain, est témoin et lieu de son existence. C’est après tout en lui et par lui que s’expérimente notre vie. Le corps, lieu de passage des sensations, des émotions, des pensées, miroir de l’âme et du monde, traversé et même formé par l’Énergie qui sans cesse circule. Passage de la Terre vers le Ciel et du Ciel vers la Terre, l’Homme se tient debout.
Il se couche quand la Terre brûle ses pieds ou quand son regard n’est plus assez clair pour refléter les étoiles. Il se couche quand ses mains ne sont plus capables de donner.

Il se couche quand nous avons bloqué l’énergie quelque part, quand nous tournons en rond, quand nos récepteurs se sont fermés, quand nos émetteurs se taisent.

CROIX JUNGIENNE

Et là, il crie qu’if ne va pas bien. Il désigne le lieu, code et symbole de sa souffrance. Il demande notre mobilité pour cesser de nous immobiliser. Il dit : « écoute tes sensations, exprime tes sentiments, construis ta pensée, prends conscience de ton âme, mais fais TOUT cela. »
En énergétique chinoise, l’Empereur (élément dominant à une saison donnée) doit suivre les recommandations du Conseiller à la Cour (autre élément) afin de ne pas anéantir l’Ennemi Vaincu (l’élément dominé) qui, un jour, sera empereur à son tour.

De même, toutes les fonctions gagnent à être reconnues, vécues et respectées : cela empêche la tyrannie d’une d’entre elles qui telle une énergie sans cesse répétée, devient trop forte, fatigue, se dépose, stagne, obscurcit et s’isole de l’unité.

Cela empêche l’atrophie d’une autre fonction qui sera peut-être un jour notre meilleur moyen d’accéder à notre sens de l’Humain.

C’est encore une autre façon de comprendre le cheminement de la relaxation biosynergique : (cf Architecture de Biosynergie)

1 - réceptivité
2 - émissivité
1er thème, se remettre en contact la croix jungienne
3 - concentration
4 - élimination
2éme thème, changer les mécanismes, retrouver l’inconscient abolir la tyrannie d’une fonction
5 - richesses int.
6 - créativité
3ème thème, exprimer sa richesse retrouver la liberté.

Retrouver la liberté par rapport aux sensations, aux émotions, à la pensée et à l’intuition parce que nous nous mouvons à travers elles, sans résistance. Est-il possible alors d’être libre dans son corps ? Et si la légende hindoue était vraie !

Et si le corps crie, écoutons. S’il vous demande d’évacuer des énergies qui stagnent (tensions ou énergies perverses), si l’énergie globalement est ralentie, si certains circuits énergétiques ont été déconnectés, soyez certain que votre corps a déjà fait son possible pour assurer votre survie. C’est maintenant à votre tour de l’aider : remettez tous les circuits en route (si nécessaire par des thérapies énergétiques), éveillez-le en douceur, procurez-lui les meilleures énergies, relâchez les tensions, laissez-le retrouver un monde plus grand.
Écouter le corps pour ne plus le subir. Ne plus le subir pour ne plus s’identifier à lui. Ne plus s’identifier à lui pour l’aimer.
Qu’il soit fait ainsi notre allié !