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Editorial

De l’ordre des choses à l’âme des choses

samedi 28 avril 2007

Pendant fort longtemps l’Humanité a rêvé d’un avenir meilleur, d’une paix durable, d’un monde merveilleux, en même temps que curieusement l’attachement au passé restait très « présent ».
Le passé, c’était la belle époque ! L’enfance, la jeunesse où tout avait une autre saveur, qui semble avoir fait disparaître la pollution d’aujourd’hui. Ne dit-on pas encore « Ah ! qu’elles étaient belles les neiges d’antan !! » Et Dante n’a-t-il pas affirmé qu’« un souvenir heureux est parfois plus vrai que le bonheur » ?

Mais quelle flagrante contradiction entre, d’une part l’espoir d’un avenir meilleur, et la fixation au passé d’autre part ! Est-ce cohérent ?

Certainement pas. Alors pourquoi sommes-nous restés si longtemps aveugles face à cette contradiction ? Est-il possible que ces deux attitudes opposées puissent exister simultanément en chacun ?

Sans doute puisqu’elles reposent toutes deux sur un état : « l’état de rêve », c’est-à-dire plus précisément... sur la rêverie.

Avec la rêverie nous échappons à la trop grande complexité des choses et à leur incompréhension. La rêverie se présente ainsi comme un excellent mécanisme de défense en permettant aux individus et aux peuples d’échapper momentanément à la souffrance.

Mais certains savent aussi que cette attitude n’est pas totalement satisfaisante - surtout à la longue -. En fin de compte, cette solution facile - mais parfois inéluctable - correspond en définitive à une fuite incompatible avec une réelle attitude d’évolution et d’éveil.

Et ceci explique probablement la différence de comportement des Sages, depuis la plus haute antiquité.

Loin de se laisser aller à un imaginaire produisant une euphorie artificielle, ils se sont attachés à un patient travail de recherche, d’exploration et d’analyse concernant la nature, le ciel et la terre dans leurs mouvements.

Les résultats de cette recherche réellement fondamentale ne se sont-ils pas traduits sous forme de synthèses durables telles que s’offrent encore à nous aujourd’hui les alignements de Carnac, le sphinx, les pyramides d’Egypte ainsi que nos cathédrales. Ne représentent-elles pas également des exemples vivants d’incitation à la connaissance, à la compréhension de l’ordre des choses, de l’ordre de l’Univers ?

Dans le même ordre d’idée, il convient de rappeler ici l’apport incommensurable d’ouvrages et de documents que sont les ouvrages de sagesse comme par exemple le Yi King qui, à lui seul, renferme d’inépuisables réponses à quantité de nos problèmes.

Ainsi sous !a conduite de ces Sages de différentes écoles, nos ancêtres nous ont livré un héritage d’un prix fabuleux.
Ces Sages avaient foi en l’homme et foi en l’avenir !

Remarquons que la science d’aujourd’hui confirme l’importance des travaux de nos prédécesseurs. Elle a le mérite de faire apparaître sous des jours nouveaux des démarches qui semblent partais futiles,stupides,et peut-être régressives.

Comment en effet ne pas établir une relation entre -[’état particulier de conscience qu’induisent en nous, chacune à sa manière, la méditation, la prière, et la relaxation ?

Les différentes expériences du Dr. Thérèse Brosse décrites dans les Études instrumentales du Yoga, les importantes recherches faites dans le domaine du biofeedback sur la pratique de la relaxation et les travaux de certains chercheurs s’intéressant notamment à l’effet Kirlian et aux résultats obtenus en Sophrologie, pourraient faire penser qu’il existe un point commun entre ces trois démarches.

Il est à peu près certain que la méditation, la prière et la relaxation conduisent toutes trois à l’état Alpha - celui qui fait apparaître une prédominance d’ondes alpha (au niveau du cerveau, lors des mesures avec l’électroencéphalographe) (E.E.C), par rapport à l’état de veille.

Mais le mérite extraordinaire des travaux sur l’effet Kirlian, c’est de faire apparaître un rayonnement incontestable après une séance de relaxation.

Ce rayonnement parfaitement visible, palpable en quelque sorte, explique encore mieux la qualité de la communication entre deux personnes lorsqu’elles sont relaxées et proches l’une de l’autre.

Et ceci se trouve confirmé par les dires des participants aux stages de relaxation s’exprimant ainsi : « j’ai vécu une communication réelle, profonde, authentique ! », ajoutant parfois, « c’est la première fois que je communique ainsi ».

Ainsi la pénibilité de la vie quotidienne, avec sa fatigue nerveuse et ses manques affectifs, se trouve effacée. Par ailleurs l’état de relaxation donne accès à des richesses profondes et considérables, celles de notre inconscient en relation avec l’inconscient collectif, ouvrant ainsi infiniment plus vite et plus largement la communication avec le Cosmos et l’ordre de l’Univers.

Dès lors, au-delà des limites de la seule démarche rationnelle - qu’il ne faut pas rejeter pour autant - l’Homme se trouve intégré dans un tout : il n’est plus un individu séparé.

Dès lors aussi, l’affirmation de vouloir VIVRE ICI ET MAINTENANT se réalise pleinement : un retour dans le passé se révèle possible sans fixation et les perspectives de l’avenir cessent d’être angoissantes.

Les mots d’éveil, bonheur, épanouissement trouveront tout naturellement un sens chez un plus grand nombre de personnes.

Ainsi les relaxologues, par leur activité, continuent à perpétrer les lois de la sagesse et répondent ainsi à ce qu’affirmait Saint Exupéry : Le plus beau métier d’Homme, c’est celui d’unir les Hommes !

Yves ROPARS
Secrétaire du Synerme