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Editorial

LE 3EME MILLÉNAIRE : UN NOUVEL AGE

ESPÉRANCES ET RÉALITÉS

dimanche 29 avril 2007

Il a été répété maintes et maintes fois que « gouverner, c’est prévoir ». Mais voilà bien un art difficile, d’autant plus difficile qu’il est demandé, en bonne démocratie, d’exprimer son choix et, ce faisant, d’engager sa responsabilité personnelle.

Alors soyons attentifs aux tendances qui s’affirment de plus en plus concernant la qualité de la vie. Les enquêtes relatives aux conditions de travail font apparaître le désir non plus d’améliorer les gains, mais l’ambiance au sens général, ce qui s’exprime par des demandes aussi diverses que celle visant le confort physique (le recours aux couleurs, aux bureaux paysages), et le confort psychique (avec besoin de considération et de responsabilité).

Nous devons donc retenir qu’au-delà du maintien du droit au travail, un autre droit s’exprime. Mais que traduit en réalité ce dernier droit ? Essayons de comprendre le sens profond de cette demande !

Très longtemps a prévalu l’idée qu’il fallait « gagner son pain à la sueur de son front ». À la notion de travail - terme connu seulement au 14ème siècle - s’est trouvée associée la notion de souffrance et de peine.

Cela semblait inscrit dans l’ordre des choses ; aussi les revendications relatives aux conditions de travail n’ont pas toujours été perçues sous un jour bienveillant.

Peu importent les raisons de cette attitude ; retenons qu’aujourd’hui l’évolution des connaissances et l’élargissement de la conscience nous font nous intéresser aux conclusions de deux grands psychologues que furent Jung et Maslow : « L’Homme a besoin d’estime, d’épanouissement, d’amour et de spiritualité. »

Pareille reconnaissance conduit obligatoirement à des changements d’échelle de valeurs, en général, et en particulier puisqu’il nous est proposé le culte de la différence.

Voici un langage nouveau qui aurait semblé très subversif il y a quelques années encore parce que contraire au respect des normes bien établies.

Si l’Humanité réussit peu à peu à se dégager de la peur, de la peur de l’étrange notamment (donc de l’étranger), la différence de l’Autre et des Autres ne sera plus perçue comme risque de danger mais comme source d’enrichissement et d’épanouissement.

Loin d’être subversive, cette nouvelle attitude implique au contraire un engagement profond de la part de chacun, un engagement jamais connu à ce jour.

Ensemble examinons cela de plus près. Vivre sa singularité (ou sa spécificité), c’est apprendre à se connaître, à vivre selon un plan de vie intégrant cette singularité, tout en respectant et favorisant la singularité d’autrui.

En quelque sorte cela revient à créer, à se créer en fonction de nos aspirations personnelles et des aspirations de l’Espèce Humaine.

Les notions de justice et de partage des biens matériels ne suffisent plus à sensibiliser tout un chacun. Aujourd’hui les mots d’ordre semblent bien se tourner vers la création, la création de richesses de toutes natures puisque l’évolution de la démographie au niveau mondial posera bientôt des problèmes insolubles si nous ne mettons pas en place au niveau planétaire des solutions de création de solidarité(1) et de prévoyance élargie envisageant l’épanouissement de l’être humain comme une nécessité vitale.

Désormais l’Homme entend affirmer qu’il veut vivre et non plus survivre. Est-il temps encore d’envisager une telle vision des choses ?

Faisons-nous confiance, faisons confiance à la Vie, aux ressources inépuisables de l’Homme et de l’Univers.

Souhaitons que cette idée de « Vivre Autrement » soit entendue, comprise et développée par Tous.

Dès lors comment ne pas être enthousiaste en ce début de 3ème millénaire à l’idée de participer à la mise au monde de cet Age nouveau ?

Être relaxologue, c’est donc participer pleinement et effectivement à cette oeuvre.

Avec sa Foi et ses moyens spécifiques.

Yves ROPARS


(1) A propos de solidarité, vous trouverez dans ce numéro un excellent article de notre ami Michel TAVERNIER, fondateur de l’Université Populaire de Paris (U.P.P.). Nous le remercions très vivement d’avoir bien voulu nous faire connaître cette nouvelle création.