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Un Traitement... UN TRAITEMENT RÉUSSI DE RELAXATION

jeudi 31 mai 2007

Un Traitement... UN TRAITEMENT RÉUSSI DE RELAXATION

Un étudiant de 22 ans m’est adressé par un médecin homéopathe. Il souffre de sudation intermittente au niveau de la paume des mains et de la plante des pieds ; la sudation des mains se produit surtout lorsqu’il doit rencontrer quelqu’un. Il éprouve un sentiment de plus en plus envahissant de gêne et d’intériorité chaque fois qu’il doit donner une poignée de mains et il est persuadé que cela entrave ses rapports sociaux, qu’il souhaite actifs ; de plus il est émotif et manque de confiance aux examens.

Le jeune homme est grand, élancé, d’aspect sympathique, ouvert ; il pratique la plongée sous-marine et un peu d’aïkido, art martial ; groupe sanguin O, type respiratoire, plutôt extraverti allant à contrecoeur vers l’introversion.

La 1ère séance a lieu le 21 août 1982 ; en raison de son emploi du temps les séances sont programmées toutes les 2 semaines ; la dernière a eu lieu le 29 octobre 1982.

Au début de la 5éme séance, le patient m’informe que la sudation est en voie de disparition ; amélioration de l’émotivité au cours d’un récent examen.

Voici quels ont été les éléments spécifiques du traitement :

- Emploi fréquent et varié de l’image idéale de soi : se voir évoluer en toutes circonstances favorables et s’y ressentir bien, en évitant soigneusement toute référence aux mains afin de dédramatiser le problème ; emploi d’images de combat victorieux en judo, aïkido ; emploi de la technique du verre d’eau.

- L’acceptation de ce qui est (qui déplaît) est le facteur psychologique et biologique initial fondamental pour une évolution vers l’état désiré : on a rapproché l’acceptation de soi de l’image des arts de combat tel le judo dans lesquels un combattant se laisse sciemment entraîner par l’adversaire afin de mieux le terrasser ensuite. Dans le prolongement de sa petite pratique de l’aïkido, le patient a été invité à méditer sur la subtilité des arts martiaux et sur la subtilité équivalente à mettre en oeuvre pour mener astucieusement son propre combat intérieur (relation avec réceptivité, émissivité, contrôle et élimination).

- dans la pratique des respirations on a opéré une comparaison suivie entre méthodologie occidentale et extrême-orientale, ressemblances et oppositions culturelles, etc...

- le besoin de communiquer : ce besoin était profondément ressenti par le patient, d’où sa souffrance ,car ses mains devenaient des barrières quasi infranchissables à la communication. Je l’invite à déplacer le problème en prenant conscience qu’il a accordé une importance excessive à ses mains sur ce plan : objectivement, il possède un registre de communication très étendu qui doit lui permettre de « sauter facilement la barrière » ! La voie bien timbrée, l’élocution aisée, la chaleur, la vibration vitale, les gestes, l’allure, l’impression première qu’il m’a produite, ce langage d’inconscient à inconscient qui se noue silencieusement entre lui et son interlocuteur et qui exprime, sans qu’il ait besoin de s’en préoccuper, ce profond désir de communiquer qui est le sien.

Il est ouvert à ces constatations, peu à peu cela l’aide à réduire consciemment la « hauteur de la barrière » ; je le surprends agréablement en lui révélant que la nature l’a pourvu d’une physionomie avenante, d’un corps aux proportions harmonieuses, d’un sourire chaleureux, qu’il a les yeux rieurs et lumineux : personne ne le lui avait dit jusqu’à présent, et il se trouve qu’après un peu d’hésitation il veut bien convenir que ma description est fidèle ; quelle découverte... et aussi quel enchaînement : apprendre à s’aimer soi pour aimer les autres…

- Aïkido : selon ce que m’a exposé le patient, le Maître de l’aïkido enseigne que la Vie est une spirale ascendante ; chaque être se tient à la périphérie et fait le grand détour ; mais il peut, s’il le désire très profondément et s’il s’exerce, gagner l’axe central de la spirale ; il emprunte alors la directissime qui lui permet de se fondre dans le Grand Tout, l’Ici et Maintenant, l’Innommable, l’Inconnaissable.

J’ai relié cette information à l’universel besoin de se situer, de … se relier, et j’ai en particulier proposé un parallèle avec la croix Jungienne ; il a intégré le sens et la nécessité de la double démarche consciente successive et/ou simultanée verticale (intériorisation) et horizontale (communication) et le rôle du Soi-Centre, à la fois expression de Soi, havre inviolable de Sérénité et image du Macrocosme.

Il m’est alors apparu utile d’apporter un éclairage élémentaire sur la symbolique (accueilli avec réticence), l’astrologie ; nous avons fait le Soleil du T’aïChi et je lui ai proposé une pratique d’exercices de son choix, exécuté très lentement dans l’esprit du T’aï Chi, effleuré le cycle Mort/Renaissance, etc... tout cela sous l’angle informatif, dans le respect de ses convictions.

Je suis resté sans nouvelle de lui jusqu’au 24 janvier où nous nous sommes croisés dans la rue. Il était manifestement heureux de me revoir, sa paume de main était très sèche, il m’a dit que la sudation avait aussi complètement disparu de la plante des pieds.

Ce fut un patient très motivé et très ouvert qui m’a beaucoup apporté.

Raymond Vahé