Logo de ce site

Accueil > Biosynergie > Héliades > Héliades N°22 > DE LA TOUR DE BABEL A LA TOUR D’IVOIRE : VERS UN UNIVERS (...)

Editorial

DE LA TOUR DE BABEL A LA TOUR D’IVOIRE : VERS UN UNIVERS D’ADULTES.

mercredi 15 septembre 2010

La loi des cycles laisse à réfléchir. Nous voici, en effet, au 22ème numéro d’Héliades et, comme nous nous sommes appuyés sur la Numérologie jusqu’à ce jour, nous nous devons d’examiner le sens de l’arcane 22.

Les textes disent à ce sujet que :

« L’image de la multiplicité coordonnée nous ramène à la stricte Unité qui est sans borne, alors que nous sommes étroitement limités, si bien que tout ce que nous pouvons concevoir reste piteusement puéril.

Au delà de ce que nous parvenons à imaginer s’étend une vertigineuse immensité où notre esprit se perd. C’est l’abîme sans fond d’où sort et rentre perpétuellement la création. la raison y renonce à ses droits au bénéfice du FOU, personnification de l’inintelligible Infini. »

Si ces affirmations ont leur importance, elles n’indiquent pas pour autant qu’il faille négliger les résultats acquis et, principa­lement ceux qui résultent d’une démarche collective, bien au contraire.

En ce qui concerne notre démarche commune, celle du Synerme et celle d’ISTOR, reconnaissons les résultats concrets d’un espace-temps qui s’est matérialisé par un enseignement aux bases cohérentes, par une structure syndicale dûment déclarée et particulièrement active, par des écrits paraissant dans Héliades, Ethique et Fondements de la Biosynergie, dans l’ouvrage paru en janvier dernier [1] et dans les comptes-rendus du Symposium de Lourmarin à la suite des conférences de Patrice Laurent.

Par ailleurs, en ce qui concerne l’activité des Biosyner­gistes, nous avons grand plaisir à évoquer le travail des pionniers et de ceux qui ont suivi en s’installant à Gap, à Colmar, à An­goulême, à Lyon, à Lille, à Nancy, à Metz, à Paris et en banlieue parisienne, etc ..... S’il reste bien des endroits à pourvoir, nous sommes en droit d’espérer aujourd’hui que cela se fera assez rapidement.

S’il fallait analyser d’une manière approfondie la raison d’exister d’une telle activité, il nous faudrait tenir compte de nombreux facteurs parmi lesquels nous pourrions citer, à coup sûr, l’immense désarroi de nos contemporains dans une civilisation nouvelle dont les valeurs incertaines et fluctuantes ne permettent plus de trouver une sécurité suffisante.

L’agressivité apparaît partout, dans les faits comme dans les images que les médias diffusent en surabondance.

Les valeurs affectives, religieuses, spirituelles sont soumises à rude épreuve ; par ailleurs, au niveau professionnel, l’effort phy­sique est de moins en moins nécessaire puisque l’automation nous propose une assistance de plus en plus sophistiquée.

Tout ceci, joint à l’évolution des moeurs, rend flou l’envi­ronnement dans lequel nous évoluons.

D’où l’apparition de nombreux « appels de phares », selon l’expression de certains psychologues, qui sont autant de signaux de détresse. Nous en avons d’ailleurs la preuve avec l’existence de nombreuses associations d’écoute comme SOS Amitié, SOS Jeunes, SOS Psy, SOS Cancer, etc …

Et, bien entendu, face à ce désarroi, apparaissent aussi des solutions noyées dans des discours de toutes sortes qui rendent confuse la compréhension des réponses. La Tour de Babel existe plus que jamais et si nous devions transposer aujourd’hui le très célèbre diner des fonctions d’Ania Teillard [2], nous verrions à peu près ceci : Les convives feraient étalage de leur expérience per­sonnelle de patient, en matière de thérapie, par exemple. Ainsi, l’un évoquerait les résultats exceptionnels par l’homéopathie, l’autre ceux obtenus par l’acupuncture, d’autres, enfin, vanteraient les mérites de l’ostéopathie, de l’aromathérapie, du magnétisme, de la psychothérapie, etc ... , chacun étant convaincu d’avoir trouvé la panacée universelle et ne comprenant pas l’insistance de ses voisins à vouloir lui faire adopter leur démarche personnelle.

Il s’agit là de réponses thérapeutiques, mais il est bien évident que les discours philosophiques se veulent également, chacun comme une réponse exclusive et définitive.

Quels sont les choix possibles pour l’individu confronté à ces tourbillons subtils ? Quelles solutions autres que de se réfugier dans sa tour d’ivoire et de se couper de tout pour entrer dans l’uni­vers tourmenté de la psychopathologie ?

Aussi pensons-nous vraiment que les thérapeutes authen­tiques, c’est-à-dire ceux qui sont réellement formés à une thérapie bien définie, et qui ne se servent pas de leur activité comme moyen de compenser leurs difficultés affectives ou psychiques, que tous ceux qui ont une vocation réelle et consciente d’aide à autrui et ceux qui se sentent concernés par les problèmes présents doivent s’unir pour chercher et élaborer des réponses plus satisfaisantes, en étant conscients de leurs limites personnelles. Car aucune personne ne peut prétendre aujourd’hui tout connaître.

Face à un plus grand besoin de lumière et de compréhen­sion, le mérite auquel chacun peut s’associer, nous semble bel et bien celui que Saint Exupéry avait exprimé sous la forme suivante : « Le plus beau métier d’homme, c’est celui d’unir les hommes. »

L’ère du Verseau fait appel à ceux qui sont suffisamment développés pour ne plus mettre en avant leur ego, mais pour per­mettre à chacun et à chacune de devenir Adulte.

Cela nous semble une tâche bien noble, dans laquelle chacun trouverait aussi son propre épanouissement.

C’est l’invitation que nous formulons à l’égard des biosynergistes et de tous ceux qui souhaitent aborder avec nous cette ère nouvelle, celle des adultes conscients et responsables.

Yves ROPARS.


[1Relaxation et Créativité, Votre Biosynergie ; Ed. Istor et Au Signal.

[2L’Ame et l’Ecriture. Ania Teillard ; Ed.Traditionnelles.