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Editorial : La Biosynergie et le mal du siècle

dimanche 9 décembre 2012

Nous avons évoqué à plusieurs reprises l’importance des difficultés d’adaptation qu’elles soient d’ordre personnel ou d’ordre collectif.

Dans cet ordre d’idée, nous vous proposons d’examiner aujourd’hui les conséquences d’une attitude rencontrée malheureusement trop souvent : nous voulons parler de l’attitude systématique d’un nombre grandissant de personnes réclamant l’aide des autres, à tout propos.

En clair, nous voulons parler des personnes qui se situent en demande permanente d’assistance.

Précisons qu’il s’agit de personnes adultes, en bonne santé, c’est-à-dire qu’elles ne se plaignent d’aucune maladie véritable.

Cette demande d’assistance aurait-elle, en fait, ses origines dans un mal-être diffus du à des difficultés existentielles ?

Derrière ce terme de difficultés existentielles se cachent tant de notions diverses que l’analyse en est malaisée ; il apparait donc difficile, faute d’en connaître exactement toutes les causes, de proposer des solutions totalement satisfaisantes.

Cependant, dans de nombreux cas, le malaise existentiel ne peut être constamment pris au sérieux car les personnes qui semblent affligées de ce mal sont très souvent des personnes bénéficiant d’un minimum vital assez « confortable » !

Disons-le clairement, la forme de certaines demandes d’assistance -même s’il ne s’agit pas d’assistance matérielle apparaît comme totalement indécente et en réalité non fondée.

Les discours politiques ont évoqué si souvent la notion de droit, sans proposer en contrepartie la notion du devoir, que chacun se croit autorisé -pire- exige, qu’il lui soit donné satisfaction dans tous les domaines, sans fournir le moindre effort en contrepartie.

Dans ces conditions, nous sommes confrontés à un double problème : celui d’une prise de conscience des réalités d’une part, et à un problème d’éthique d’autre part.

Un certain nombre de personnes ont eu le courage d’écrire -à propos de ce refus du réel-. Il y a quelques années un médecin français traitant tout spécialement les maladies d’origine cancéreuse, fit un voyage en Amérique du sud. Dans ces pays manquant d’hygiène, de médecins et de moyens sanitaires élémentaires, il fut confronté, au cours de son séjour, à des visions douloureuses : la maladie et la souffrance profonde offraient des spectacles que nous avons du mal à imaginer.

Cependant dès que ce médecin revint en France, il fut particulièrement choqué par le titre d’un grand quotidien.
Il pouvait lire sur 5 colonnes à la Une : « Les Français en ont ras-le-bol » . . .

S’il est certain que tout est améliorable et que certains problèmes demeurent aigus, soyons RÉALlSTES :
Notre niveau de vie et notre confort en Occident, sont infiniment supérieurs à ce qu’ils étaient il y a 30 ou 40 ans et sont bien supérieurs encore à ceux des habitants de nombreux pays.

Il nous apparait indispensable de le rappeler pour aborder le problème d’éthique que pose la demande de mieux-être de personnes très nanties.

De toute évidence, la Biosynergie et le mieux-être ne devraient pas répondre à des demandes qui ne soient pas absolument authentiques.

Mais par ailleurs, ne faut-il pas saisir l’occasion d’une telle demande pour conduire à une meilleure prise de conscience des réalités ? . . . Les séances de relaxation offrant, en effet, des moments propices pour aborder les besoins de prévention et d’éducation de tout être humain qui souhaite évoluer harmonieusement...

Jung ne disait-il pas que l’Homme avait besoin d’un minimum de Sur-Moi !

Ne nous y trompons pas : il y aurait un risque évident d’atteinte à la crédibilité de la Biosynergie si nous devions ré­pondre d’une manière « démagogique » aux demandes formulées par certaines personnes.

Les relaxologues doivent avoir présent à l’esprit qu’ils ont aussi une responsabilité d’éducateur ; et la relaxation ne peut être utilisée comme prétexte pour fuir les réalités de la vie et les responsabilités personnelles, familiales, professionnelles et sociales.

Affirmer ceci, c’est aussi exiger que les relaxologues eux-mêmes donnent l’exemple en toute circonstance, d’une prise en charge permanente d’eux-mêmes et de ce qui les concerne.

Yves Ropars,
Secrétaire du Synerme.

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