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La maison en diamant

dimanche 9 décembre 2012

Patrice Laurent nous a présenté un jour la relaxation de la maison en diamant. J’ai beaucoup aimé cette relaxation, et je l’ai souvent utilisée, tant pour moi que pour des élèves, en séances individuelles.

Les évaluations que j’ai eu l’occasion de faire après cette relaxation avec mes différents élèves m’ont incité à me poser certaines questions, et, partant du principe cher à Janine Ropars, que je ne vous ferai pas l’affront de vous rappeler ici, j’ai cherché une réponse en moi et je vous livre ici le fruit de ces réflexions.

Je suis parti du postulat que chaque pièce de la maison correspond, sur le plan symbolique, à une partie de notre Etre.

Je procède donc ainsi :
Avant la relaxation, j’explique à l’aide d’un croquis ce qu’est la maison en diamant (voir exemple ci-joint) et je précise avec mon élève la disposition de chaque pièce (où il veut la situer), la (ou les) porte d’entrée, d’où part l’escalier menant au grenier ainsi que celui conduisant à la cave. L’orientation de la maison, au choix de l’élève, ainsi que les portes de communication entre les différentes pièces sont également précisées avant la relaxation proprement dite.
Ce plan me donne d’ores et déjà quelques indications sur ce qu’est l’élève, indications qui seront précisées lors de l’évaluation.
J’invite donc maintenant l’élève à se mettre en rela­xation, et, après une détente du corps, je l’amène, en alpha, dans l’environnement de sa maison : « Est-ce la mer, la montagne, la campagne, une forêt . . . Notez bien le paysage et situez votre maison avec précision. . . Approchez-vous de l’entrée principale (qui est ici au sud) . . . Entrez dans la première pièce (ici le séjour) . . . Précisez-en la forme, les dimensions, les ouvertures . . . Puis décorez-en le plafond, le sol, les murs, avec les matériaux de votre choix, sans aucune restriction . . . Soyez précis . . . Mettez-y des meubles, des éléments de décoration . . . De quoi est constitué l’éclairage de la pièce . . . Y-a-t-il des plantes, de la musique, la télévision ou d’autres éléments . . . Soyez de plus en plus précis et notez tout ceci avec précision . . . »
Je procède ensuite de la même façon avec les autres pièces, en me référant au plan fait par l’élève et que j’ai sous les yeux. J’introduis après la visite des six pièces, une septième que j’ai pris garde de ne pas mentionner avant la relaxation. Celle-ci se trouve au centre de la maison, au milieu du rez-de-­chaussée, entre les quatre pièces principales : « Par quelle pièce y accède-t-on ? . . . Comment sont ses dimensions ? . . . Comment est-elle décorée, meublée ? . . . Y êtes-vous bien ? . . . » etc.

Puis l’on sort de la maison par une issue au choix et l’on revient au corps détendu, au souffle paisible, avant de s’étirer et de bailler longuement . . .

Pour interpréter l’évaluation, qui est précise jusque dans les petits détails, j’ai à ma disposition quelques clefs qui ont jusqu’ici parfaitement collé avec ce que l’anamnèse m’avait révélé de mes élèves, outils précieux pour mieux connaître l’Etre :
- Le séjour correspond à la vie des loisirs, à la part sociale et extravertie de l’Etre ;
- La chambre à coucher correspond à la vie affective et sentimentale, à la part introvertie de l’Etre ;
- La cuisine correspond à la vie matérielle, au corps physique ;
- Le bureau correspond à la vie de travail et au mental ;
- Le grenier est la part des souvenirs, du vécu antérieur ;
- La cave correspond à l’inconscient, aux pulsions ;
- La septième pièce, au centre de la maison est le moi de l’individu, son Etre profond.

Peut-être pouvons-nous également trouver dans ces pièces les tempéraments jungiens ou d’autres éléments psychologiques.

La façon dont chaque pièce est orientée, la taille et la forme des fenêtres, les revêtements muraux, de sol, de plafond, les meubles et accessoires de confort et de décoration, peuvent être symboliquement rattachés à chaque partie de l’être et donner ainsi des indications que l’anamnèse a déjà fournies ou qui révèlent des « non-dits » pour cause de blocage. La personne ignorant le sens symbolique de ces pièces se livre plus aisément et plus profondément. En cas de doute, une question anodine peut confirmer ou infirmer une conclusion.

Révéler à l’élève les conclusions de cet exercice peut parfois être utile mais il est nécessaire de rester prudent et parfois de taire toute explication. Seuls beaucoup de tact et d’Amour de l’autre peuvent fournir les éléments du choix entre ces deux solutions.

J’ai pour ma part, toujours été surpris de la justesse de mes déductions, simples au demeurant, après les évaluations.
Ma recherche n’est pas encore terminée et beaucoup de choses peuvent encore être découvertes. Je vous livre les fruits de ma réflexion sans prétention dogmatique, espérant que certains d’entre vous essaieront, qu’ils chercheront à approfondir, dans la même direction que moi ou dans une autre, qu’ils confirmeront ou infirmeront mes conclusions, et qu’ils pourront nous tenir au courant de leurs travaux et de leurs conclusions dans les colonnes d’Héliades.

Fabien Vaxelaire.