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EDITORIAL : ILLUSION, PAIX ET SAGESSE

dimanche 9 décembre 2012

Parmi les travaux des chercheurs contemporains, il convient de citer ceux qui essaient plus particulièrement d’établir des ponts entre les différentes traditions.

A cet égard, il est bon de citer les tentatives faites par Marguerite de Surany en vue de trouver des correspondances entre les lettres hébraïques, les hiéroglyphes égyptiens, la philosophie chinoise et certains organes et fonctions du corps humain.

Ces recherches proposent à ceux qui souhaitent s’y intéresser ; d’importants sujets de réflexion et de méditation.

Ainsi nous abordons avec ce numéro d’Héliades (le 18 ème), une réflexion sur les influences lunaires et sur celles qui semblent être en relation avec la gestation et la création.

Il est dit que l’on compte en mois lunaires les jours qui séparent la conception de l’accouchement.

Et c’est durant cette période que se produit le plus grand mystère, car le développement du foetus suit toutes les étapes de la formation de l’univers : en passant par ses phases de séparation des éléments à travers le règne végétal et animal pour devenir un récipient parfait prêt à recevoir le divin.

C’est ainsi que s’effectue le secret de l’union des 3 plans pour produire la manifestation suprême de la création, l’Homme, cet esprit incarné, unité ternaire.

Que d’interrogations donc, lorsque nous apprenons la venue d’un enfant. Si aujourd’hui il est relativement facile d’en déterminer le sexe avant la naissance, le mystère de l’enfant, de ses aptitudes et de sa destinée demeurera bien des années encore après sa naissance.

C’est pourquoi la raison nous incite - ou devrait nous inciter - à beaucoup de prudence, vis-à.vis des affirmations que nous serions tentés de formuler par rapport à tout devenir.

Cependant, il est intéressant de remarquer ce que dit la tradition à propos de la conception qui peut être prise « dans l’idée d’enfantement d’un enfant comme d’une idée ».

Si la conception des idées reste également mystérieuse, comme celle de l’enfant, la fiabilité des idées mérite une attention particulière. Et si nous tenons à exprimer nos pensées et nos idées, nous le faisons en parlant ou en écrivant.

Mais parler, c’est INTERPRÉTER le monde, nous dit KORZYBSKI, l’auteur de la sémantique générale.

L’utilisation du langage pour communiquer, décrire, prévoir, expliquer notre environnement est tellement automatique que nous la supposons allant de soi.

Mais une observation plus fine nous permet d’avancer l’hypothèse que la structure du langage modèle notre perception et par suite notre interprétation.

Qu’en-est-il alors de la réalité ?

La réalité selon Paul WATZLAWICK, est la résultante des compromis, détours et aveuglements réciproques à travers quoi passe l’information : la somme des confusions, désinformations et communications qui surgissent entre êtres parlants.

De toutes les illusions, la plus périlleuse consiste à penser qu’il n’existe qu’une seule réalité, dont certaines peuvent être contradictoires et non le reflet de vérités objectives et éternelles.

Il est bien évident dès lors que nous allons rencontrer, dans nos actions et dans nos relations, des difficultés que nous ne comprendrons pas.

Le drame — le mot n’est pas trop fort — réside dans la permanence de l’erreur. Nous passons d’une idée à une autre, donc d’une vision fausse à une vision fausse.

D’ailleurs, Benoît MANDELBROT, mathématicien contemporain, démontre avec la théorie de la « géométrie fractale » que les savants ne « découvrent » pas la réalité mais ils la reconstruisent avec des concepts.

Dès lors que nous aurons saisi et intégré cette notion d’impossibilité à cerner la réalité, une détente et un apaisement devraient tout naturellement s’installer en nous.

Si mes idées sur moi-même et ma conception de l’univers dérangent fréquemment, si mes valeurs et les valeurs que j’attribue à autrui diffèrent de celles des autres, cela n’implique pas que nous ayions tort ou raison. Nos perceptions et nos conceptions de la vie et des êtres sont différentes, ni plus vraies, ni plus fausses ;

Inutile donc de s’affronter entre nous, en des combats stériles.

Comprenons dès maintenant, qu’il est inutile d’étudier des problèmes sans réponse.

Abordons autrement les problèmes qui nous concernent.

Nous devrions y trouver la paix et ce qu’il en découle, c’est-à-dire . . . le chemin de la sagesse.

Yves Ropars.

Courte bibliographie :
- La sémantique générale aujourd’hui, de Michel SAUCET, aux éditions Retz ;
- La réalité de la réalité, de Paul WATZLAWICK, aux éditions du Seuil (voir Héliades N. 17) ;
- La nature de la naturel / La vie de la vie, d’Edgar MORIN, aux éditions du Seuil.

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