Le 5 décembre 2002, par Pierre LASSALLE,
Roger VITTOZ est né le 6 mai 1863 à MORGES en SUISSE. Il grandit, avec ses trois soeurs et son frère, au milieu d’une famille cultivée et connue pour son honorabilité. Sa vocation médicale se précise rapidement. Après avoir fait ses études à LAUSANNE et à GENEVE, le Dr Roger VITTOZ, âgé de 24 ans, est nommé interne à l’hôpital cantonal de LAUSANNE et chef de clinique dans le service du Dr MERCANTON. Il aurait souffert à cette époque d’une certaine fatigue nerveuse. En tous cas, ses propres difficultés sont à l’origine des recherches et des expérimentations personnelles qui lui permirent d’échafauder sa méthode. Nous savons encore, par le Dr P. D’ESPINEY, que VITTOZ s’installa dans le canton de NEUCHATEL, tout près de la frontière française, aux Verrières. Bien que généraliste, VITTOZ s’intéressait de plus en plus aux psychasthéniques. Il obtint de tels résultats sur des malades reconnus incurables que sa notoriété atteignit PARIS. Notons, pour la petite histoire, que l’on surnommait alors "train VITTOZ" le rapide de PARIS qui passait aux Verrières.
Devant l’insistance de certains de ses confrères et pour faire face à l’accroissement de sa clientèle étrangère, le Dr VITTOZ, âgé de 41 ans, vint s’installer à LAUSANNE.
VITTOZ s’est bien sur intéressé à l’hypnotisme (Pr FOREL) et a rendu hommage aux méthodes de rééducation de la volonté qui existaient alors (Dr DUBOIS de BERNE). Mais ces méthodes ne le satisfaisaient pas pleinement. A ce propos, soeur Jean du Calvaire, disciple et collaboratrice de VITTOZ, s’exprime ainsi :
"Il ne suffit pas de dire au neurasthénique : "il faut vouloir". Encore faut-il lui donner les moyens de pouvoir vouloir. Et c’est là tout le secret de la méthode patiemment cherchée et enfin trouvée par le génie et le coeur de VITTOZ : "Le traitement des psychonévroses par la rééducation du contrôle cérébral" ; rééducation du cerveau et des appareils sensoriels, organes dont les désordres fonctionnels sont le fondement même des troubles si douloureux des neurasthéniques."
C’est sous le titre "Traitement des psychonévroses par le contrôle cérébral" que le Dr VITTOZ expose en 1911 les principes de sa méthode. Il s’éteignit en avril 1925 après une éprouvante maladie qui n’entama ni sa lucidité ni sa bienveillance.
Par exemple,
la lecture à haute voix :
http://portail.psychostages.org/breve13.html
le papier froissé :
http://portail.psychostages.org/breve7.html
D’autres exercices seront publiés de temps à autre.
En vous souhaitant de beaux moments de réceptivité,
Bien à vous,
Pierre LASSALLE
Bonjour,
Je comprends bien le point de vue des écoles de formation à la méthode Vittoz et je le respecte. Ceci étant, il y a maintenant plus de 10 ans que j’utilise régulièrement l’internet et je me rends compte que beaucoup de connaissances et de savoir-faire dont certains voulaient avoir la prérogative ont été finalement largement utilisés grâce aux informations qui circulent librement et ce - souvent avec grand bénéfice - même si la manière dont ces informations ont été utilisées n’était pas celle qui avait été prévue par leur auteur. N’est-ce pas là le devenir de toute connaissance ? Si une connaissance est faite pour servir, n’est-ce pas le plus grand cadeau à faire à son auteur que de l’intégrer pleinement en la faisant sienne ? Voilà un bien grand débat que je n’alimenterai pas ici... Alors dire qu’une personne ne peut pas tirer parti de cette méthode sans être accompagnée, c’est faire la "politique de l’autruche" en ignorant les centaines de personnes qui utilisent ces outils avec bénéfices pour eux-même ou qui les ont intégrés dans d’autres formations. Je fais partie de ceux qui utilisent au quotidien des "outils" de la méthode Vittoz et ils m’ont été souvent très utiles dans ma vie personnelle. Alors laissons chacun(e) libre de disposer de ces outils comme il l’entend. Cela n’enlèvera rien à la valeur de ceux et celles qui les enseigne. Cela serait un comble que certains fassent une sorte de "lobying" autour de cette méthode ce qui - pour autant que je puisse en juger à travers les écrits dont je dispose - irait complètement à l’encontre de l’esprit du Docteur VITTOZ.
Alors de grâce ne réduisons pas le fait de présenter quelques-uns de ces outils à une méthode de comportementalisme !!! L’humain n’est pas - à mes yeux une mécanique - pas plus qu’il n’est réductible à un ensemble de conditionnements...
Avec gratitude pour cette oeuvre et mes encouragements à ceux qui cherchent sincèrement à s’améliorer,
Pierre LASSALLE