Le 10 octobre 2002, par Pierre LASSALLE,
Un ami, un parent ou un thérapeute sera votre guide si vous ne l’êtes pas vous-même. Voici quelques exemples de visualisation qu’il vous sera facile d’adapter à votre cas particulier. Faites dire le texte par quelqu’un en qui vous avez confiance ou faites-en vous-même un enregistrement.que vous écouterez en méditant. Parlez lentement, pas trop fort, en articulant bien, et faites des pauses suffisamment longues pour profiter de l’image visualisée. Les pauses que j’ai indiquées sont de quinze à vingt secondes et de trente à soixante secondes pour les plus longues. Mais c’est un minimum. Vous pouvez vous arrêter davantage et vous n’êtes pas tout le temps obligé d’écouter la voix. Vous aurez peut-être vos propres images à visualiser. Voici pourtant quelques suggestions
La liste est infinie, et votre inconscient sera toujours votre meilleur thérapeute.
Chaque séance peut commencer par ou être accompagnée de musique, de bruits naturels (cris d’oiseaux, ressac de la mer) qui vous aideront à vous détendre. Mais ne mettez pas le son trop fort, cela distrairait votre attention. Si vous désirez enregistrer une cassette de méditation avec une musique de fond, il vous faudra deux magnétophones un pour passer la musique que vous aurez choisie, l’autre pour enr gistrer voix et musique.
Les séances de méditation prennent du temps mais sont un message de vie pour votre organisme. Vous les méritez. Je recommande à mes patients d’en faire trois ou quatre par jour et de faire aussi trois ou quatre fois quinze minutes de relaxation. Les bénéfices de cette discipline se feront sentir au bout de quelques heures et vous disposerez d’une réserve d’énergie et de calme pour affronter les difficultés quotidiennes. L’idéal serait de passer ses journées dans une sorte d’état de transe, de parfaite sérénité, comme cette patiente qui me disait : "Je médite toute la journée. En lavant la vaisselle, je vois mon cancer lavé de mon corps ; en me promenant, s’il y a du vent mon cancer s’envole avec lui." Tous les actes de sa vie étaient associés à la guérison.
Vous aurez peut-être besoin, au début, d’un hypnothérapeute si vous n’arrivez pas à atteindre l’état de relaxation profonde. Mais, quelle que soit la personne qui s’occupe de vous, médecin, conseiller, thérapeute ou vous-même, il faudra qu’elle insiste sur les aspects liés à votre sens dominant. Autrement dit, pour celui qui a surtout un rapport visuel au rnonde, l’imagerie sera composée d’éléments visuels - la forme, la couleur, la beauté d’une rose. Pour celui qui est plutôt auditif, comme le sont les musiciens, les instructions devront privilégier l’ouïe - l’abeille bourdonnant au coeur de la rose. Les sensibles du nez insisteront sur l’aspect olfactif des images - le parfum de la rose. Enfin, ceux qui aiment toucher, palper, caresser, s’intéresseront davantage à la texture soyeuse des pétales de la rose.
Souvenez-vous que vous n’êtes pas obligé de suivre les instructions de la voix. Si votre mental vous a suggéré une image, contemplez-la tranquillement et laissez tourner la bande. Vous reprendrez le fil de la séance plus tard.
Les malades qui veulent visualiser la guérison de leur maladie, alors que les résultats de leurs analyses prouvent qu’elle s’aggrave, éprouvent souvent de la difficulté à se concentrer, quand ils n’ont pas l’impression de se mentir. L’essentiel pour eux, c’est de se rappeler qu’il n’y a pas de contradiction entre le fait de voir clairement ce qu’on espère - l’avenir - et l’acceptation de ce qui est - le présent. Plus vous visualiserez en détail l’avenir désiré, plus il aura des chances de se réaliser.