Logo de ce site

Accueil > Pour vous servir... > Une très belle histoire : l’instant présent

Une très belle histoire : l’instant présent

samedi 17 mai 2003

Deux hommes, tous les deux gravement malades,
occupaient la même
chambre d’hôpital.
L’un d’eux devait s’asseoir dans son lit pendant
une heure chaque
après-midi afin d’évacuer les sécrétions de ses
poumons, son lit était
à coté de la seule fenêtre de la chambre.
L’autre devait passer ses journées couché sur le
dos. Les deux compagnons d’infortune se parlaient pendant des heures. Ils parlaient de leurs épouses et de leurs
familles, décrivaient leur maison, leur travail,
leur participation dans le service militaire et les
endroits ou ils avaient été en vacances.
Et chaque après-midi, quand l’homme dans le lit près
de la fenêtre pouvait s’asseoir, il passait le temps
à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu’il
voyait dehors.
L’homme dans l’autre lit commença à vivre pendant
ces périodes d’une heure où son monde était élargi
et égayé par toutes les activités et les couleurs du
monde extérieur.

De la chambre, la vue donnait sur un parc avec un
beau lac, les canards et les cygnes jouaient sur
l’eau tandis que les enfants faisaient voguer leurs
bateaux en modèles réduits. Les amoureux marchaient
bras dessus, bras dessous, parmi des fleurs aux
couleurs de l’arc-en-ciel, de grands
arbres décoraient le paysage et on pouvait
apercevoir au loin la ville se dessiner.
Pendant que l’homme près de la fenêtre décrivait
tous ces détails, l’homme de l’autre coté de la
chambre fermait les yeux et imaginait la scène
pittoresque.

Lors d’un bel après-midi, l’homme près de la fenêtre
décrivit une parade qui passait par-là. Bien que
l’autre homme n’ait pu entendre l’orchestre, il
pouvait le voir avec les yeux de son imagination,
tellement son compagnon le dépeignait de façon
vivante.

Les jours et les semaines passèrent.
Un matin, à l’heure du bain, l’infirmière trouva le
corps sans vie de l’homme près de la fenêtre, mort
paisiblement dans son sommeil.

Attristée, elle appela les préposés pour qu’ils
viennent prendre le corps.

Dès qu’il sentit que le moment était approprié,
l’autre homme demanda s’il pouvait être déplacé à
coté de la fenêtre.
L’infirmière, heureuse de lui accorder cette petite
faveur, s’assura de son confort, puis elle le laissa
seul.

Lentement, péniblement, le malade se souleva un peu,
en s’appuyant sur un coude pour jeter son premier
coup d’oeil dehors.
Enfin, il aurait la joie de voir par lui-même ce que
son ami lui avait décrit. Il s’étira pour se tourner
lentement vers la fenêtre près du
lit.
Or, tout ce qu’il vit, fut un mur !
L’homme demanda à l’infirmière pourquoi son
compagnon de chambre décédé lui avait dépeint une
toute autre réalité.
L’infirmière répondit que l’homme était aveugle et
ne pouvait même pas voir le mur.
Peut-être a-t-il seulement voulu vous encourager,
commenta-t-elle.

Epilogue :

Il y a un bonheur extraordinaire à rendre d’autres
heureux, en dépit de nos propres épreuve.
La peine partagée réduit de moitié la douleur, mais
le bonheur, une fois partagé, s’en trouve doublé.
Si vous voulez vous sentir riche, vous n’avez qu’à
compter, parmi toutes les choses que vous possédez,
celles que l’argent ne peut acheter.

Aujourd’hui est un cadeau, c’est pourquoi on
l’appelle présent.


Auteur inconnu