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PREVENTION - SANTE

samedi 9 août 2003

Prenez l’air en vous-même grâce à la relaxation.

Une régénération à portée de la main.
Notre état de santé dépend :
- à 50 % des conditions de vie, de l’environnement au sens large
(hygiène, alimentation, exercices, émotions, cadre de vie)
- à 40 % de la génétique
- et à 10 % de la médecine [1]

Nous avons à notre disposition de nombreux moyens d’agir pour notre bien-être physique, mental et social. A cet effet, la relaxation est un outil privilégié.

La vie moderne nous entraîne souvent dans un rythme soutenu, où chacun tente de "parer au plus pressé", mais risque d’hypothéquer son bien-être et sa santé. L’environnement urbain, les obligations professionnelles ou familiales ne nous permettent pas d’aller chaque jour "prendre un peu l’air" comme l’exigeraient notre corps et notre esprit.

Que ce soient les positions inconfortables ou trop statiques, la grisaille du temps ou la morosité de la situation économique, les pensées obsédantes ou le bruit extérieur, toutes ces contraintes néfastes agissent sur nous comme des parasites : le plus souvent ils nous empêchent de goûter la vie mais ils sont également sources de fatigue chronique et déclencheurs de maladies.

La relaxation peut être un moyen simple et efficace de remédier à ces perturbations et de modifier le cercle infernal : une mauvaise journée perturbe mon sommeil puis une mauvaise nuit gâche ma journée etc...
Retournons la situation : de la même manière qu’une expiration profonde facilite une bonne inspiration, la libération du mouvement engendre une immobilité et un silence de qualité.

I. La relaxation pour être bien dans son corps. Respirer et sentir.

Du fait de mon incarnation, c’est avec et à partir de mon corps physique que j’expérimente la vie.
Voyons comment le solliciter agréablement.

A. Bailler, soupirer, s’étirer : des réflexes naturels.

Je découvre mon corps, je le touche et le mobilise, je le regarde pour mieux le sentir, le percevoir et le connaître. Pour cela, je peux profiter de chaque instant de ma vie quotidienne :

- Au lever, je m’étire et je baille. C’est un phénomène tout à fait naturel que je choisis de vivre plus consciemment. Avant même de réfléchir et de mettre en route mon cerveau, je laisse les mécanismes de mon corps s’échauffer.
Je m’étire afin que chaque segment reprenne sa bonne place,
Je m’étire encore pour rétablir les circuits qui s’étaient mis au ralenti.
Ainsi j’élimine les toxines de mes muscles et je deviens plus souple, plus élastique.

- Après un travail sédentaire, je lutte contre l’ankylose et je fais disparaître la fatigue en m’étirant dans tous les sens. Lorsque je redonne de la mobilité à mes articulations, c’est une véritable récréation que je m’offre.

- Ponctuellement, au cours de la journée, je pousse des soupirs de détente, comme pour dire "enfin je peux un peu souffler " et me voilà soulagé(e) de ce poids que portait ma poitrine, peut-être même sans que je m’en rende compte. Chaque soupir devient un sursaut de vitalité du thorax qui se sentait emprisonné.

- Et souvent je me libère de mes tensions nerveuses en baillant : tout mon corps participe à cet acte bienfaisant qui détasse la colonne vertébrale, aère le cerveau et privilégie la circulation de la vie.

Baillements, étirements, soupirs sont des réflexes naturels de détente. Ils se vivent spontanément et correspondent à un comportement instinctif que je peux aisément m’approprier de manière consciente. Ils se suffisent à eux-même mais ils sont également d’excellents préambules à une relaxation profonde.

B. Respirer la vie.

De la naissance au dernier soupir, la respiration est un cadeau à goûter, à déguster, à humer, une invitation à la plénitude. Je peux, sans effort, me laisser bercer par la respiration, découvrir ses multiples facettes et le pouvoir du souffle qui m’habite.
Par ce geste, le plus spontané de ma vie, toujours à ma disposition, j’apprends à libérer mes blocages, et à développer mes capacités respiratoires : ainsi j’améliore efficacement ma santé.

Je commence par observer comment je respire, sans jugement, simplement pour mieux me connaître.
Ensuite, je propose une respiration localisée :

- dans le ventre : la respiration abdominale anime les forces de vie les plus physiques. C’est la respiration du nouveau-né, c’est un bercement, un repère. La respiration abdominale de la mère berce l’enfant avant sa naissance. Le ventre symbolise un niveau d’existence élémentaire : besoin de nourriture, de sensations... Là se trouve la première sécurité.

- dans le thorax : la respiration thoracique est en relation avec les émotions, les sentiments et le coeur, centre de l’être. L’ouverture des côtes favorise la libération des émotions, car, souvent, le thorax est bloqué par l’angoisse et l’anxiété.

- sous les clavicules : la respiration haute dynamise les facultés mentales (intelligence, attention, concentration) et spirituelles. Moins importante en volume et en quantité, c’est elle qui aère le cerveau.

- dans le dos : elle ouvre le dos, le masse et libère une dimension nouvelle. Elle fait découvrir une partie du corps peu connue puisqu’elle ne se voit pas et qu’elle est difficile à toucher.

Enfin, je termine de manière globale. La respiration complète fait le lien entre les quatre respirations précédentes. Harmonisant la fonction respiratoire, c’est une douche intérieure, un grand bol d’air pour les poumons. Elle libère l’énergie au niveau du coeur et du plexus solaire. Agissant sur tout le système nerveux, elle unifie et détend.

C. Se laisser glisser dans la détente comme on s’enfonce dans un bain doux et parfumé.

L’état de relaxation est un état naturel que l’on traverse notamment avant l’endormissement et avant le réveil complet. A ce moment, l’activité électrique du cerveau se mesure en ondes appelées "alpha" : ce sont les ondes de la relaxation.
Elles correspondent à un repos de l’excitation sensorielle et agissent comme un euphorisant.
Au cours de la journée, je choisis un moment privilégié où je peux m’allonger ou m’asseoir confortablement et je m’abandonne dans cette position : je relâche mes tensions musculaires et je confie mon corps à la pesanteur. Je me laisse porter par le sol ou le fauteuil qui me soutient. Lorsque je me sens bien à l’aise, en sécurité, je laisse couler la détente en moi comme une onde bienfaisante et mon corps se régénère. De plus et sans effort, mon attention portée sur mes sensations me libère l’esprit.

II. La relaxation pour vivre les belles couleurs de l’émotion

- Me relaxer, c’est apprendre à me détendre, sentir mon corps, être présent(e) à tout ce qui se passe en moi, agréable ou désagréable, vivre par toutes mes sensations, mes émotions, jouir de la vie.
- Me relaxer, c’est me libérer, libérer mes larmes, mes rires, ma tristesse et mes joies, ma colère et ma tendresse.
- Me relaxer, c’est ressentir, respirer, jouer, écouter, relâcher, être à l’écoute de mon corps, de mes émotions.

Qu’est-ce qui m’empêche de le faire, qu’est-ce qui vous empêche de le faire ? Ce qui m’empêche de vivre cette intensité, cette plénitude ? Ce sont mes peurs, mes tensions, mon image de moi, mes croyances, mon cinéma et mes discours intérieurs...
En me relaxant, je me réapproprie mes énergies, celles du dessous et celles du dessus, celles que j’aime et que je n’aime pas, celles qui me manipulent, que je connais et que je ne connais pas.

En me relaxant, j’accepte ce qui est,
comme la terre s’ouvre à la vie.

Chaque fois que je regarde la terre, que je la contemple, j’apprends à m’ouvrir à la vie.
La terre qui se laisse rider par les pleurs des nuages
et le jaillissement des sources,
comme moi avec mes larmes.
La terre qui se laisse habiter par le feu du volcan
et laver par les pluies,
la terre qui se laisse trembler de puissance,
recouvrir de raz-de-marée, ensemencer
et patiemment recouvrir de neige,
se laisse gercer de froidure et de gel,
vivre la plénitude de l’été,
se laisse chatouiller et gratter par les animaux,
vibrer de soleil,
tourner sur elle-même et dans sa danse
se laisse emporter autour du soleil.
Habillée de couleurs saisonnières, elle se laisse muer.
Elle favorise la naissance des mets les plus fruités
pour les hommes.
Transformatrice, elle absorbe les détritus
pour faire de l’humus, source de vie.
Elle intègre le corps des hommes
en vue de les ressusciter.

La relaxation me permet de rencontrer toutes sortes d’émotions dans un contexte sécurisant.

III. La relaxation pour être clair dans sa tête

J’entends souvent dire : "je n’arrête pas de penser, j’ai besoin de faire le vide." Comment taire mon cinéma intérieur (images mentales), ce discours incessant en moi-même ?
Mais est-ce la bonne question ? Que deviendrais-je si je me retrouve définitivement vide et silencieux(se) ? D’ailleurs pourrais-je y parvenir ?
Il s’agit plutôt de ne pas me laisser envahir par mes images et mes paroles, mais de les canaliser pour les utiliser judicieusement. Je souhaite pouvoir choisir les instants de silence intérieur, les temps de rêve comme les moments d’expression.

L’essentiel du travail se fait en développant une qualité de présence à soi-même, en devenant plus conscient de nos actes et de nos pensées. Je vous invite également à jouer et à ruser avec le mental comme avecun enfant espiègle et turbulent.

Histoire du mille-pattes
Il était une fois un mille-pattes qui marchait tranquillement... Au détour du chemin, il croise une araignée qui lui demande : "mille-pattes, dis-moi comment tu fais pour être à l’aise et ne pas t’embrouiller dans toutes tes pattes, lorsque tu marches". Le mille-pattes s’arrête, perplexe, étonné de la question. Il réfléchit et lorsqu’il redémarre, c’est un enchevêtrement incroyable dans ses pattes...

En état alpha, mon attention se tourne vers l’intérieur et je peux alors accéder à certaines idées, ou images ainsi qu’à une créativité et un mode d’appréhension différents de celui de l’état de veille. Le rythme alpha et la relaxation sont à la fois un débrayage de la concentration et un euphorisant qui favorisent l’intuition, la réflexion et l’imagination.
Cela me permet de mettre de l’ordre dans ma tête, d’accèder à une libération mentale, à une nouvelle expression de moi, plus libre et plus spontanée, à une compréhension du monde plus claire.

IV. La relaxation pour se relier à l’univers

La vie est mouvement. Chaque être participe à l’histoire de l’univers. Le corps est un lieu de passage, de rassemblement et de dispersion des énergies cosmiques. La relaxation nous ouvrent les portes du monde, de l’univers et nous relient aux grands symboles.

Dans le conte soufi "la rivière et les sables", la rivière cherche une solution pour franchir le désert. N’osant s’abandonner au vent, elle se perd dans les sables. Elle souhaite traverser le désert en restant exactement la même mais la voix des sables lui fait comprendre qu’en se laissant absorber par le vent, elle sera transportée par-delà les déserts et les montagnes. "Tu ne peux demeurer la même" dit la voix "c’est la part essentielle de toi qui sera emportée pour redevenir une rivière ; quelque soit le nom qui te sera donné, tu resteras fondamentalement toi-même."

Lors du passage, je ne perds pas mon identité (l’eau est toujours eau) mais ma forme, mon apparence. L’eau peut-être rivière, nuage, fontaine, source, vapeur.

La relaxation facilite le recentrage, le rassemblement au centre de soi, et par là même éloigne ou permet de dépasser la peur fondamentale de se perdre.

La vie est un passage : celui qui retient bloque la vie :
- retient la respiration : asthme... spasme du sanglot... bégaiement...
- retient les aliments : spasme de la glotte... vomissements...
- retient les selles : constipation... occlusion intestinale...
- retient les mots : bégaiement...
"Il ne faut pas dire...", "on n’a pas le droit de dire..."

La relaxation libère les résistances et favorise les franchissements. Augmentant ma sensibilité aux courants d’énergie de toutes sortes, elle me relie à l’univers, alors je m’ouvre aux dimensions spirituelles et transpersonnelles.

Je peux quitter la structure construite du monde parce que je l’ai bien intégrée et, comme un derviche tourneur peut tourner pendant des heures sans perdre son axe, je lâche mes limites, je vais au-delà de mes sensations, j’entre dans un univers qui ne peut pas se raconter facilement. A l’aide de la relaxation, je me "fabrique une arche de Noé capable de me faire voguer sur les eaux du monde de dedans, à la recherche de visions, de sensations et de terrains inconnus".

Conclusion :
Un grand bol d’air

Lorsque je suis rempli(e) de soucis, de problèmes ou de tensions, j’ai besoin d’aller prendre l’air, de me changer les idées : je respire et me renouvelle. Peu à peu la disponibilité revient et je peux accueillir ce que je suis, entrer en contact avec l’extérieur. Alors je recommence à m’émerveiller d’un chant d’oiseau, de la couleur d’un arbre, du sourire d’un passant. Sans me laisser envahir, je suis capable de me relier aux autres, à la nature.
De la même manière, lorsque je prends l’air à l’intérieur de moi-même, c’est un véritable voyage, je libère des espaces nouveaux et je m’enchante d’acceuillir la vie en moi. Je me régénère et je recontacte toutes ces qualités qui me rendent bien vivant(e).

Geneviève MANENT.

Sont disponibles aux Editions Le Souffle d’Or
BP 3, 05300 Barret le Bas :

- Quatre livres :
La relaxation pour ensoleiller le quotidien (130 F)
L’enfant et la relaxation (130 F)
La dualité, un atout (78 F)
Une alternative aux médicaments (68 F)

- Et sept cassettes audio :
Améliorer son sommeil (80 F)
Apprendre à se relaxer (80 F)
Calmer ses peurs (80 F)
Comment visualiser ? (80 F)
Comment être confiant et performant (80 F)
Eveiller sa beauté intérieure (80 F)
L’enfant et la relaxation (coffret de deux cassettes destinées aux enfants de 6 à 11 ans : 130 F)

de ce même auteur.


[1Cité par le Dr Jean-Pierre Aquino, conseiller technique à l’Observatoire de l’âge, membre de la Société Française de Gérontologie et médecin chef à la clinique médicale de la Porte Verte, à spécialité génétique (Versailles).