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Traitement des états nerveux par la phytothérapie

jeudi 9 décembre 2004

I/ ÉLARGISSONS LE CONTEXTE

Il y a lieu d’attendre de la phytothérapie une action très profonde dans le domaine des maladies ou des symptômes d’ordre nerveux. La raison nous en est donnée par la connaissance des forces présentes dans la plante : d’origine purement éthériques, ces forces subissent peu de transformations allant dans le sens d’une perte de vitalité, car aucun autre plan d’énergies ne les concerne (plan astral et mental). Les souillures des forces éthériques (forces de vie) dues à la transformation de ces forces après utilisation (les énergies de ce plan étant partagées, utilisées et rejetées par tout ce qui vit, à savoir les plantes, les animaux et les hommes) peuvent entacher la pleine vitalité des plantes. Mais cela est insignifiant à côté des troubles physiologiques provoqués directement ou indirectement par l’homme (méthodes de culture, pollution atmosphérique, etc...). Aussi faudra-t-il préférer les plantes sauvages aux plantes cultivées car ces premières possèdent une force curative puissante. L’Office américain de l’Agriculture a effectué une étude comparative quantitative entre autre, il en ressort que les végétaux sauvages renferment 150 % de calcium, 186 % de vitamine A, 62 % de protéines, 81 % de vitamine C de plus que les plantes cultivées. La majorité des plantes vendues en pharmacie-herboristerie proviennent de cultures. Le renouvellement systématique annuel des feuilles, fleurs, bourgeons et tiges (les semences et les racines se conservant plus longtemps) n’est pas toujours assuré. Aussi, si cela rentre dans le cadre de nos possibilités, n’hésitons pas à cueillir les plantes par nous-même, au coeur de la nature.

En fait, comme dans toute méthode intelligente de guérison, il faut voir au plus loin les causes de la maladie et placer la phytothérapie dans le contexte général du processus de guérison. Dans le domaine traité ici, il faudra essentiellement oeuvrer avec les thérapies de l’esprit, mais aussi avec la diététique et la nutrition, les médecines énergétiques, l’équilibration glandulaire.

Cependant penser que l’action des simples est une action purement symptomatique est erroné. La durabilité des effets sans déplacement des symptômes en est une preuve tout comme, par exemple, dans le cas d’un bain partiel, le transfert des activités énergétiques libérées par les plantes, au-delà des téguments, sur de tels mécanismes précis de régulation de contrôle internes. Cette activité thérapeutique profonde et unifiée (notion de synergie opposable à l’action des principes actifs isolés) n’est actuellement pas expliquée.

Avant d’aborder l’étude phytothérapique en elle-même, il me semble intéressant de faire remarquer qu’actuellement la majorité des individus sont dominés par les forces émanant du corps astral. Aussi les manifestations au niveau du plexus solaire (lieu du centre de force correspondant) sont-elles les plus fréquentes dans les états nerveux : syndrôme solaire, gastralgies, ulcères d’estomac, spasmes gastriques, mauvais fonctionnement du foie, diabète. Et est-ce le hasard si beaucoup de plantes agissant sur les états nerveux ont des actions spécifiques sur les organes qui viennent d’être cités ?

II/ LES CAUSES PRINCIPALES (MAIS JAMAIS PRIMAIRES !) DES ÉTATS NERVEUX

Leur connaissance est à la base même du traitement phytothérapique et des menées conjointes. Schématiquement, ce sont :

1) Psychisme mal équilibré : l’ensemble psychisme disharmonieux et système nerveux déséquilibré constitue un « cercle vicieux » qui ne peut être interrompu, pour avoir un effet durable, qu’au niveau du psychisme ; pensons alors à la biosophie (relaxation, Vittoz) et à la psychothérapie qui, couplées, jouent d’une façon entière sur l’individu (partie consciente et subconsciente et partie inconsciente).

2) Causes mécaniques : il faut voir là les liaisons existant entre les centres nerveux supérieurs et les os du crâne, le système nerveux sympathique et la colonne vertébrale. Bien que la cause soit d’ordre mécanique (choc, chute, effort), il semble qu’un des meilleurs traitements qui soit est la revitalisation des tissus lésés au niveau des ligaments concernés par le rétablissement normal des circulations nourricières, et non une action directe sur les os et les ligaments. Citons là l’importance de l’ostéopathie et de la diététique qui permettra d’apporter aux tissus lésés une nourriture saine, hypotoxique.

3) Causes glandulaires : un mauvais fonctionnement des glandes affecte profondément les systèmes nutritif (sang) et nerveux. Plus que la phytothérapie, les médecines énergétiques (acupuncture, relaxation, magnétisme) me semble être indiquées.

III/ ETUDES DES PLANTES

Les plantes relatives au cadre de cet article peuvent être classées en 5 grandes catégories :

1) Les plantes stimulantes,
2) Les plantes antispasmodiques,
3) Les plantes narcotiques,
4) Les plantes modérateur réflexe,
5) Les plantes modérateur nerveux périphérique.

Cette classification, empruntée à Henri Leclerc, père de la phytothérapie moderne [1] reste très souple, car chaque simple possède plusieurs pouvoirs, comme par exemple celui d’arrêter un spasme par stimulation d’un organe.

1) Quelques plantes stimulantes

Elles exercent sur l’appareil nerveux central ou périphérique une action excitante, dite névrosthénique. Cette action complexe se localise souvent à certains organes, surtout ceux de la digestion.

Le CUMIN

Seules sont utilisées les semences, dont les propriétés sont à peu près les mêmes que celles de l’ANIS VERT, du CARVI, du CORIANDRE et du FENOUIL.

Son action principalement neuro-musculaire fortifie l’ensemble du système digestif et, bien que stimulante, exerce aussi une sédation de la sensibilité des organes concernés. Toute fatigue nerveuse peut être relevée par des infusions de ces semences, de même que bien des phénomènes spasmodiques : vomissements, aérophagie, palpitations, toux, spasmes bronchiques (asthme), spasmes utérins.

L’ANGÉLlQUE

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Angelique

Stimulante et antispasmodique à la fois, il s’agit là d’une plante des plus précieuses, tant ses propriétés sont nombreuses. L’infusion légère de racine ou de semences à prendre modérément (pas plus de 2 tasses par jour) permettra de combattre la fatigue générale d’ordre nerveux, l’anorexie de cause psychique, de nombreux spasmes (estomac, intestins, bronches : asthme nerveux, utérus), les migraines nerveuses. Il ne s’agit là que des propriétés relatives aux états nerveux.

La BERCE

Très commune dans nos campagnes, elle n’a rien à envier au fameux Ginseng. Outre ses propriétés stimulantes, la Berce se signale par son action sur l’asthénie génésique (impuissance, frigidité). Elle s’emploie, sauf en cas d’hypotension marquée, sous forme de décoction légère de racine séchée ou fraîche, en bains de pieds de plante fraîche, en jus de feuilles fraîches à la dose de 1 cuillerée à café par jour

La MENTHE

Maintenant cultivée à coups de pesticides comme toutes les plantes à forte demande, il faut préférer les variétés sauvages, à goût plus médiocre, mais dont la cueillette vous enchantera (belle projection !). Stimulante du système nerveux, elle peut, suivant les susceptibilités individuelles, empêcher le sommeil à trop forte dose.
Digestive, elle agit sur l’estomac (algies, spasmes), le fonctionnement nerveux du foie. Antispasmodique, elle calme les spasmes coliques, l’asthme, les tremblements, les migraines les névralgies dentaires. Propriété peu connue et à connaître : c’est un antiIaiteux.

La MARJOLAINE

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Marjolaine

Appelée aussi GRAND ORIGAN, la Marjolaine possède les mêmes propriétés que la menthe, avec cependant des propriétés plus marquées au niveau du relèvement du tonus nerveux. Aussi sera-t-elle employée entre autre pour l’insomnie, les tics, la psychasthénie, l’instabilité psychique, l’anxiété. SignaIons, cela vaut ta peine, son efficacité particulière en cas de coqueluche. Les modes d’utilisation les plus accessibles sont la simple infusion et le bain de mains. La plante séchée ou fraîche sera préférée à l’essence qui possède de réelles propriétés stupéfiantes.

Le ROMARIN

C’est un stimulant général qu’il faudra employer chaque fois qu’il y a fatigue accompagnée d’hypotension et de troubles nerveux. Les indications d’usage sont très nombreuses, car c’est à la fois un stimulant, un hypertenseur, un antiseptique pulmonaire, un diurétique, un cholagogue et un emménagogue. Outre les troubles digestifs d’ordre nerveux, le Romarin sera recommandé aussi dans diverses affections du système nerveux : hystérie, épilepsie, séquelles de paralysie, troubles cardiaques nerveux, syncopes, vertiges.

Le THYM

Plante aux propriétés innombrables, elle agit au niveau du système nerveux comme tonique et antispasmodique. Elle est indiquée en cas de neurasthénie, plus particulièrement quand il y a hypotension, insomnie, atonie digestive, spasmes au niveau respiratoire.

2) Quelques plantes antispasmodiques :
Elles combattent l’éréthisme nerveux en assurant une juste répartition des impressions sensorielles et des fonctions motrices, en équilibrant dans l’être humain les facultés de sentir, vouloir et d’agir. Leurs modalités d’action sont très variables suivant les espèces, et la stimulation d’organes étant une des possibles façon d’agir, la frontière entre plantes stimulantes et plantes antispasmodiques est souvent fictive.

L’AUBÉPINE

La simple infusion de fleurs reste un des modes d’action le plus efficace, sous réserve de faire une cure régulière et prolongée. Les effets antispasmodiques s’exercent surtout sur le système cardio-vasculaire : angine de poitrine, tachycardie, arythmie cardiaque, palpitations, douleurs cardiaques, insomnies dues à des problèmes de circulation, troubles de la ménopause. Mais les troubles de la dystonie neuro-végétative sont aussi redevables de l’Aubépine : angoisses, nervosisme ; vertiges, action sédative sur le plexus solaire.

La VALÉRIANE

Considérée par beaucoup comme le meilleur antispasmodique et sédatif nerveux, elle ne
nous offre que sa petite racine pour nous soigner. Bien que plus active fraîche, la racine peut s’employer séchée. Les indications sont les suivantes : neurasthénie, névrose, hystérie, hyperexcitabilité psychique et sensorielle, insomnies, vertiges, convuIsions enfantines, tachycardie, épilepsie, asthme nerveux, douleurs de la menstruation, spasmes d’estomac et d’intestin, étouffement, vertiges. Deux modes d’utilisation entre autres :
- macération de 100 g de racine séchée dans un litre d’eau pendant 12 heures, 2 à 3 tasses par jour entre les repas.
- poudre de racine : 0,3 g par année d’âge et par jour jusqu’à 10 g par jour maximum pour un adulte. Le traitement est à faire une dizaine de jours, à interrompre deux semaines, puis à recommencer, etc...

La LAVANDE

Tonifiante et calmante, on l’emploiera en cas de neurasthénie, d’irritabilité, d’insomnie. Plus précisément encore contre les spasmes des voies respiratoires (asthme, toux), les migraines tenaces, les séquelles de paralysie, les crampes et les syncopes. La simple infusion ou le bain de mains sont deux modes d’emploi efficaces possibles.

La MÉLISSE

Connue aussi sous le nom de Citronnelle, elle présente à peu près le même tableau d’actions que les plantes précédentes, avec quelques indications plus spécifiques : spasmes accompagnant les règles, névralgies (faciales, dentaires, de l’oreille, de la tête).

La CAMOMILLE

Allemande ou Romaine, la Camomille est une plante des plus utiles. Mais afin que les effets recherchés se fassent sentir, il faut savoir que si vous l’utilisez sous forme d’infusion, celle-ci devra être concentrée (jusqu’à 10 têtes par tasse, infusées très longtemps, de 30 à 60 minutes). Aussi lui préférerez-vous peut-être la poudre à la dose de 2 à 10 g par jour, d’autan t plus que la tisane est très amère.
La Camomille joint à ses qualités d’antispasmodique celles de tonique, d’antalgique, de sédatif, pour ce qui concerne le terrain nerveux. Les femmes trouveront en elle une alliée précieuse pour combattre les troubles nerveux prémenstruels, régulariser le flux menstruel. Les patraques de la digestion, de l’estomac au rectum, s’en trouveront mieux, ainsi que les insomniaques et tous les dépressifs. Les névralgies faciales se calment et disparaissent avec l’utilisation de la Camomille, de même que les migraines.

Le TILLEUL

Sa réputation n’est plus à faire en tant que sédatif, mais sachez qu’il agit sur les spasmes de l’asthme nerveux, de la toux, les vomissements nerveux.

L’ORANGER

Ses feuilles sont un remarquable stimulant intellectuel, qui renforce la mémoire et redonne du goût au travail. Antipasmodiques, toniques et sédatives à la fois, elles peuvent être remplacées par les fleurs qui ont sensiblement les mêmes propriétés : action contre les spasmes cardiaques, intestinaux, l’insomnie, les angoisses, les contractures nerveuses. Fleurs et feuilles se préparent en infusion.

Il existe bien d’autres plantes antispasmodiques à usage courant. Citons entre autre le BASILIC, la BALLOTE FÉTIDE, le GUI, le SAULE BLANC, le LOTIER, le MÉLILOT, I’ASPÉRULE.

3) Les plantes narcotiques :
Ce sont des plantes qui provoquent le sommeil et calment les douleurs.
Hormis le PAVOT qui fournit l’opium et dont la prescription ne peut être fournie que par un praticien compétent, peuvent être utilisées sans problème les plantes suivantes : la LAITUE, le NÉNUPHAR, la PASSIFLORE.

La LAITUE

Ses indications principales sont l’insomnie, l’éréthisme nerveux, les spasmes des voies respiratoires et du tube digestif, la spermatorrhée. A moins que vous ne raffoliez de salade au point d’en manger une entière chaque soir, il faudra préférer la décoction (une laitue pour 1/2 litre d’eau, un grand bol au coucher),ou le suc brut appelé lactucarium, en commençant par une dose de 0,1 g (sous forme de pilules), à augmenter progressivement chaque jour de 0,1 g supplémentaire, jusqu’à 1 g par jour. Le lactucarium rend de grands services dans la médecine infantile, notamment lors des quintes de toux qui empêchent le sommeil.
C’est montée à graines que la Laitue possède le plus de vertus thérapeutiques, bien que son goût en salade soit plus amer.

Le NÉNUPHAR

Sa spécificité s’exerce sur les états nerveux accompagnés d’éréthisme génésique important. Aussi, l’infusion de fleurs ou de racine sera recommandée pour calmer l’excitation sexuelle, mais aussi les spasmes respiratoires, l’insomnie.

La PASSIFLORE

C’est principalement dans l’insomnie ayant pour cause l’excitation cérébrale que la PASSIFLORE exerce son pouvoir. Elle pourra être utilisée cependant pour les troubles nerveux de la ménopause, la neurasthénie. A prendre sous forme d’infusion de fleurs et de feuilles ou sous forme d’alcoolature (30 à 50 gouttes au coucher), par exemple.

4) Les plantes modérateur réflexes
Nous ne ferons que donner ici la définition de ce groupe de plantes, car leur usage est des plus délicats tant leur toxicité est grande. Sachons toutefois que la plupart des troubLes auxquels s’adressent ces plantes peuvent être diminués ou supprimés par bien d’autres simples dénuées de toxicité, en particulier celles citées précédemment.

Leur action consiste à modérer les actes réflexes, moteurs et sécréteurs en diminuant l’excitabilité des centres nerveux dont un des rôles est de transformer en action les impressions transmises par les nerfs sensibles.

Il s’agit entre autre de la BELLADONE, de la JUSMIAQUE, du DATURA, de la MORELLE.

5) Les plantes modérateur nerveux périphériques
Ces plantes agissent non pas comme celles du groupe précédent sur l’axe cérébro-spinal, mais sur les voies de la conductibilité nerveuse, nerfs moteurs ou nerfs sensitifs. Tout aussi toxiques, leur prescription ne se fera que par un spécialiste.

En font partie l’ACONIT, la CIGUE, la COLCHIQUE.

IV/ LES MODES D’UTILISATION DES PLANTES MÉDICINALES

Hormis la simple infusion qui peut se faire à partir de la plupart des plantes énumérées dans cet article, deux autres modes d’utilisation doivent retenir notre attention dans le domaine étudié.

Le bain de mains dont on comprendra facilement le bien-fondé si l’on connaît l’importance des relations que les mains entretiennent avec les divers centres d’activité supérieurs.
Le bain de mains agit comme décongestionnant de la tête (fosses endo-nasales et sinusiennes, pharynx), des poumons (trachéites, bronchites), mais son action est surtout remarquable sur le plan neuro-psychique :

Le retentissement fondamental se manifeste sur les parcours mentaux, particulièrement sur le plan de l’activité dite morale, de l’équilibre nerveux et, l’intéressé, sur cette prise de conscience, éprouve une franche remontée. Pour le processus de ce retentissement, les données du sentiment, mieux ordonnées dans la conscience, retrouvent un ressort de confiance. [2]

L’emploi des plantes à effets tonique, sédatif et antispasmodique convient donc parfaitement à ce mode d’utilisation qu’est le bain de mains. Toutefois la cure doit durer suffisamment longtemps pour produire le maximum d’effets. D’une amélioration souvent ressentie dès la première semaine, il faut aller jusqu’à un état d’équilibre satisfaisant, ce qui peut demander de un à trois mois. Il est bon de cumuler infusion (voie interne) et bain de mains (voie externe).

Préparation du bain de mains : infusion ou décoction prolongée (15 à 25 minutes) de 4 poignées du mélange choisi de plantes dans 2 litres d’eau. Mettre l’infusion dans une petite cuvette, rajouter éventuellement un peu d’eau chaude pour que les mains trempent jusqu’aux poignets, et prendre le bain chaud (40 à 45°) pendant 10 à 15 minutes, 2 à 3 fois par jour. La préparation peut servir 4 jours durant, sous condition de la conserver à l’abri de la lumière et au frais (réfrigérateur). A chaque nouvelle utilisation, il ne faut pas rajouter de plantes ni faire bouillir.

Signalons que le bain de pieds est un autre mode d’utilisation des simples, et que son action s’exerce plus particulièrement sur les jambes et sur la partie sous-diaphragmatique du corps (appareils digestif et uro-génital, appareil circulatoire).

Le bain complet permet par la mise en contact de la presque totalité du corps avec la préparation balnéaire, de mettre en relation l’ensemble du système nerveux périphérique avec les principes actifs libérés par les plantes, le corps choisissant luimême les voies de conduction préférentielles de chacun des principes. Aussi est-ce là un mode d’utilisation très efficace, mais avec lequel il faudra composer en tenant compte des deux données suivantes :
- données économiques : méthode relativement onéreuse (à moins que vous fassiez vos récoltes vous-même), sachant qu’à chaque bain quotidien il faudra adjoindre une préparation obtenue à partir de 200 g minimum de plante sèche (pour 4 litres d’eau.)
- connaissances succinctes en hydrothérapie, en fonction de l’effet recherché et de l’état de santé. Par exemple, un bain chaud sera déconseillé à un porteur de varices, aux cardiopathes, mais sera plus favorable à ceux qui ont peu de réserves vitales, des troubles de la miction, etc…

Mais c’est surtout lorsqu’ils sont employés à usage pédiatrique que les bains complets sont intéressants : moins onéreux (80 à150 g de plantes par bain), ils figurent parmi les meilleurs soins vis à vis de bien des affections qui frappent les enfants en bas âge. Le bain de tilleul reste le plus connu et utilisé, mais il faut savoir que bien d’autres plantes agissent sur le plan nerveux (feuilles ou fleurs d’oranger, lavande, romarin, etc...) et sur de nombreuses autres sortes d’affection (dermatoses, anémie, problèmes de minéralisation, affection pneumopathiques, gastrocolopathiques, etc...).

Signalons enfin qu’aux personnes aux horaires surchargés ou se trouvant peu à leur domicile, peuvent être prescrits la poudre de plantes sèches ou le nébulisat aqueux (mode très récent de présentation de la partie vivante de la plante). Les doses, pour ces 2 modes de prescriptions, doivent être respectées. Elles vous seront données soit par un phytothérapeute, soit par certains livres.

VI/ LES REMEDES FLORAUX DU DOCTEUR EDWARD BACH

Ces remèdes sont la démonstration triomphante du pouvoir de l’esprit sur le corps. Dépassant la notion de psycho-somatique, le Docteur Edward Bach parle de conflit entre les forces de l’âme et celles de la personnalité. Ses remèdes, préparés à partir de faibles dilutions d’infusions de fleurs dynamisées au soleil, agissent sur le Moi inférieur et sensibilisent progressivement la personnalité aux vibrations de l’âme. Autant dire que les états nerveux trouvent là la meilleure médication qui soit. Ce mode de guérison mérite à lui seul un article [3], et reste très peu connu bien qu’existant depuis cinquante ans. Réagissant en automate, le corps physique se voit débarrassé de la plupart des maux qui l’assiègent, tandis que les états d’esprit « négatifs » pour lesquels on avait fait la prescription se trouveront guéris.

Albert DUFRESNE.


[1Précis de phytothérapie - H. Leclerc - Ed. Masson.

[2Les usages externes de la phytothérapie - A. Chamouleau -Ed. Maloine.

[3Article à paraître dans un prochain numéro d’Héliades.

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